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Dépression post-partum

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Une mère sur dix fait une dépression après un accouchement.

Il existe de nombreuses formes de dépression avec des troubles spécifiques apparentés :

La dépression post-partum n'est pas le Baby-Blues

Comme toute période charnière de l'existence, la maternité est propice à la dépression.

La dépression post-partum, c'est-à-dire après un accouchement, intervient dans les 2 mois suivant la délivrance.

Elle se distingue du Baby-Blues qui :

  • est un état physiologique momentané lié aux bouleversements hormonaux,
  • touche une femme sur deux.

La dépression post-partum est une forme grave de la dépression dont les conséquences pour la mère, l'enfant et la famille peuvent être dramatiques.

Dépression post-partum : invalidant pour la mère

Les symptômes de la dépression post-partum sont typiques et invalidants pour la mère :

  • sentiment d'incapacité à s'occuper du nouveau-né,
  • pensées morbides,
  • idées de culpabilité douloureuses,
  • difficultés à supporter les pleurs du bébé,
  • baisse ou absence d'interaction avec le nouveau-né,
  • passage à l'acte,
  • suicide altruiste.

Suicide et dépression post-partum : peur de faire mal à son bébé

Comme pour toutes les formes de dépression, le risque majeur est celui du suicide.

Dans le cas d'une dépression post-partum, cela peut prendre la forme d'un suicide altruiste : la mère se suicide avec son enfant.

Ces idées morbides surgissent avec de très fortes phobies d'impulsion.

Les phobies d'impulsion concernent la peur irraisonnée et très douloureuse pour la mère, de faire mal à son bébé.

Dépression post-partum : des conséquences possibles pour l'enfant

L'attachement est un ensemble de réactions émotionnelles, physiologiques, sensorielles et cognitives qui s'installent très tôt dans la relation de la mère et du nouveau-né.

Cet attachement se développe au contact de la peau, de l'odeur, de la voix, également avec le goût du lait maternel :

  • lorsque l'attachement est de bonne qualité, l'enfant n'a pas de problème de sécurité face au monde extérieur,
  • dans la cas d'une dépression post-partum, ces liens précoces peuvent être altérés et prédisposer l'enfant à l'anxiété, voire dans les formes les plus graves, conduire le nourrisson à une dépression.

Important : une dépression post-partum de la mère n'aura pas un impact automatique sur la qualité du développement affectif de l'enfant.

Peur des mères d'évoquer la dépression post-partum

Il est difficile, encore aujourd'hui pour une mère, d'évoquer les symptômes de dépression post-partum ou périnatale, car elles ont l'impression d'être de mauvaises mères.

Dépression post-partum : des troubles tabous

Le fait d'être enceinte et de mettre au monde un bébé est vu par la société comme un des moments heureux de l'existence.

Parler de tristesse et de troubles dépressifs après une naissance reste donc un énorme tabou persistant chez les mères.

Le rôle du père largement ignoré

On parle très rarement du rôle du père dans l'accompagnement :

  • de la grossesse,
  • de l'accouchement,
  • de la vie post-partum.

Pourtant, un conjoint et un père présent sont très importants pour éviter une dépression postnatale comme dans son traitement et sa guérison.

Un père présent et aimant pour son nouveau-né peut pallier au manque d'interactions entre une mère déprimée et le nouveau-né.

Traiter une dépression post-partum

Il existe plusieurs formes d'aides pour les mères souffrant de dépression postnatale :

  • consultations médicopsychologiques,
  • hospitalisations conjointes (avec le nouveau-né) y compris dans les cliniques où l'accouchement à eu lieu,
  • visites à domicile :
    • elles sont effectuées par des puéricultrices, en coordination avec des hôpitaux,
    • comme à l'hôpital, la présence d'une puéricultrice permet d'aider la mère pour les soins du bébé et de lui faire reprendre confiance en elle.
  • unités parents-enfants : au nombre d'une vingtaine en France, elles accueillent les mères en très grande difficulté à temps plein ou en journée.

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